Françoise est au top !
Jamais, avant, elle n’avait été courtisée de la sorte.
Elle plaît et le sent.
Elle aurait tort de rester dans les rangs.
Tous lui font les yeux doux,
Tous seraient prêts à tout,
Pour que Françoise, la lionne du PS,
Devienne, à son tour, la Mairesse.
Ils ont siégé ensemble, en petit comité,
Et ce, pendant bon nombre d’années.
Dans l’opposition, aux mêmes assemblées,
Jamais ils ne l’avaient regardée.
Mais il y eut ce tournant des législatives,
Où Françoise a sorti les ogives.
Elle a profité du cadeau d’un ami,
Pour faire autour d’elle grand bruit.
Car c’est Bernard, qui, le premier,
A donné à Françoise le droit d’exister.
Lui offrant sa place en haut de l’affiche
Il ignorait, alors, l’ampleur du sacrifice.
Et même si elle lui a planté un couteau,
Alors qu’il avait le dos tourné,
Aujourd’hui monsieur fait le beau,
Pour qu’elle daigne à nouveau le regarder.
Mais il n’est plus le seul, et la belle le sait.
Elle n’aura aucun mal à bien s’entourer.
Ce ne sont pas les prétendants qui font défaut,
Et Françoise y va carrément au culot !
Elle attise et inspire, menant à la folie,
Les plus sains mais désormais controversés esprits.
Du recours, elle a fait son cheval de bataille,
Pour faire sortir, malgré eux, les meilleurs des rails.
Françoise se transforme, jour après jour,
Et sort de ses placards les plus jolis atours.
Pantalons de flanelle et chemises d’autrefois,
Lui font croire qu’un jour à tous elle plaira.
Rouge à lèvres et lunettes, savamment assortis,
Font maintenant étalage de sa belle panoplie.
Ils se plongent dans ses yeux et boivent ses paroles,
Mais le rouge est de feu, déjà Françoise rigole.
Bernard a pardonné et se montre moins rigide,
Malgré le mauvais coup, un quasi fratricide.
Il lui fait des courbettes et se dit qu’il vaut mieux,
Rester dans son sillage même en numéro Deux !
Gérard lui apporte son concours journalier,
Il diffuse et propage des écrits déformés.
Pour la belle rouquine il veut être le plus beau,
Et lui susurre l’histoire d’un ange et d’un corbeau.
Jean Jacques Châtel, Maire de Mainvilliers,
Veut plaire à Françoise et pour le lui prouver,
Il crie au scandale, sous fond d’insultes douteuses,
Pour attendrir la belle, qui se veut « consoleuse ».
Olivier Ducatel, sans doute le plus épris
A mis les moyens pour gagner son pari,
Il veut séduire Françoise et lui crie son amour,
Sur des milliers de tracts dont il abreuve la cour.
Tous ces pauvres sujets sont maintenant des toutous.
Et Françoise aujourd’hui pourrait leur rompre le cou.
Mais elle n’en fera rien, ce serait erreur fatale,
Avant qu’elle ne saisisse le siège municipal.
A nos humbles lecteurs, sachez garder la foi,
Ces manoeuvres perfides ne concernent que les bas.
Les pratiques usuelles font place aux stratégies
Dont les plus perturbés font maintenant litanie.
Ceci est un docu-fiction
Réactions à chaud